Outils de pêche - Poulpe

Initiative personnelle
ENSCI-les ateliers

Sous la direction de
Romain Cuvellier
(2018)




Après le workshop mené dans Thaïlande, je cherche à amener l’ingéniosité des pièges en bambou dans la pêche commerciale française. Je me positionne à l’échelle de la petite pêche (à la journée), dans un contexte de post-chalut, où cette pêche est interdite pour des raisons écologiques. Ici chaque pécheur possède des outils de pêche destinés à une espèce et retrouve une expertise et un savoir-faire. 























Je souhaite travailler sur un outil de pêche passif et sélectif : qui se pose sur les fonds marins, ne gêne pas la biodiversité, et prend place comme un piège-abri. Par sélectif j’entends, un piège adapté seulement pour une espèce voire une taille spécifique d’espèce.























Je découvre la pêche du poulpe au pot, qui est encore plus ingénieuse que la nasse puisqu’il n’y a pas d’appât, le pot est vu comme un abri par le poulpe où il vient se reposer. Quand la filière remonte il prend peur et se ventouse sur les parois. La technique fonctionne et est répandue mais je relève des améliorations possible : les pots sont produit en plastique puis ensuite lestés avec du ciment. Ces petits objets se perdent beaucoup lors de tempête et le plastique finit dans l’océan. Autre constat, le poulpe pond ses oeufs dans les pots et la pêche le dérange lors de cette période charnière de reproduction.
Enfin lorsque l’on relève les pots les pêcheurs utilisent un liquide toxique pour déloger le poulpe de son pot.































Le pot ainsi dessiné permet d’expulser le poulpe facilement grâce à une partie souple, tout en gardant des matériaux capable de se dissoudre dans l’eau : de la chaux et du sable fibrés pour le pot et la partie souple en lin. Je repense le système de filière avec une attache mousqueton pour détacher facilement un pot afin ne plus déranger les oeufs jusqu’à éclosion. À la manière des nasses classiques, si le poulpe remonté est trop petit, il y a la possibilité de le rejeter tout de suite à l’eau, vivant.

















📸   Lucien Icard









Camille Chapuis
& Céline Déprez






Studio de design

Diplômées de l’ENSCI les ateliers, nous fondons Super solide en 2022 pour développer des objets low-tech et robustes pour la maison. De la conception à l’auto-édition, l’enjeu pour nous est de proposer à un large public, des objets (pas que) conscients qui nous aident à ralentir notre consommation de bien et d'énergie, en s’ajustant aux normes de confort acquis.